Enfants et conflits armés : le
Conseil de sécurité envisage de mettre en oeuvre des
sanctions
13
février 2008
–
Par la voie d'une
déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité a
regretté hier que ses résolutions relatives aux
enfants et aux conflits armés continuent à ne pas
être respectées, et réaffirmé son intention d'user
de tous les instruments prévus dans sa résolution de
juillet 2005 prévoyant des sanctions.
Par ce texte, le Conseil
envisageait l'imposition de mesures ciblées et
calibrées, dont l'interdiction de livrer des armes
légères et d'autres matériels militaires et de
l'assistance militaire, à l'encontre des parties à
des conflits armés qui violeraient les dispositions
du droit international relatives aux droits et à la
protection des enfants en période de conflit armé.
La déclaration
présidentielle a été
adoptée
hier soir sous l'égide du Vice-président et ministre
des Affaires étrangères du Panama, Samuel Lewis
Navarro.
Elle « souligne fermement qu'il
est nécessaire de mettre fin à l'impunité qui
entoure les violations et sévices visant des enfants
dans des conflits armés et, à cet égard, se félicite
que plusieurs auteurs présumés de tels actes aient
été traduits en justice devant des juridictions
pénales nationales, internationales et “mixtes” ».
Le
Conseil s'inquiète du recours généralisé et
systématique au viol et à d'autres formes de
violence sexuelle dirigées contre les enfants et en
particulier contre les filles dans les situations de
conflit armé, et demande à toutes les parties à ces
conflits de prendre des mesures spéciales pour
protéger les filles et les garçons contre toute
violence sexuelle ou sexiste, en particulier contre
le viol, en cas de conflit armé.
Le Conseil s'inquiète vivement du
non-respect continu de ses résolutions relatives aux
enfants et aux conflits armés par les parties à de
tels conflits, dont les noms figurent dans les
rapports du mécanisme de surveillance et de
communication de l'information, y compris celles
auxquelles des mises en demeure précises et
immédiates ont été formellement adressées.
Rappelant la
déclaration
faite par son président le 28 novembre 2006, il
réaffirme son intention d'user de tous les
instruments prévus dans sa
résolution
1612 (2005).
Le Conseil demande une nouvelle
fois aux parties à des conflits armés figurant sur
les listes jointes en annexe au rapport du
Secrétaire général (S/2007/757) qui ne l'ont pas
encore fait d'élaborer et d'exécuter des plans
d'action concrets assortis d'échéances pour mettre
un terme au recrutement et à l'utilisation d'enfants
en violation du droit international applicable et
pour lutter contre les autres violations et sévices
visant les enfants, en étroite collaboration avec la
Représentante spéciale du Secrétaire général,
l'UNICEF et les équipes spéciales de pays des
Nations Unies chargées de la surveillance et de la
communication de l'information.
Centre de
nouvelles de l'Onu