08 mars 2008: JOURNEE  INTERNATIONALE DE LA FEMME

Pour la Coalition mondiale, la mise en œuvre du Statut de Rome au niveau national est essentielle pour mettre fin à l’impunité pour les violences commises contre les femmes

New York, En l’honneur de la Journée internationale de la Femme, la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI), un réseau mondial de plus de 2 500 organisations de 150 pays du monde œuvre pour une Cour pénale internationale (CPI) juste, indépendante et efficace, a relancé aujourd’hui un appel aux gouvernements pour s’assurer que justice soit rendue aux femmes au niveau national et international.

La pleine mise en œuvre du Statut de Rome dans la législation nationale est un important pas en avant pour garantir que les normes et protections pour les femmes établies par le Statut de Rome soient appliquées pour les femmes et jeunes filles partout dans le monde.
Les pays qui ont ratifié le Statut de Rome, ou dont le processus de ratification est en cours, sont vivement encouragés à harmoniser leur législation nationale avec le Statut de Rome, qu’il s’agisse d’inclure les crimes graves contenus dans le Statut de Rome ou d’assurer que la coopération avec la Cour soit prévue par la législation.
“A l’occasion de ce dixième anniversaire du Statut de Rome, la pleine mise en œuvre des solides protections prévues par les femmes est essentiel,” a déclaré Tanya Karanasios, directrice des programmes de la CCPI.


“La Journée internationale de la Femme marque une occasion importante pour faire une évaluation de ce que les gouvernements ont accompli jusqu’à présent quant à leurs engagements liés aux dispositions du Statut de Rome sur le genre et ce qu’ils leur reste à faire.”
Depuis la création de la CPI, les ONG ont suivi de près la mise en œuvre du mandat de la Cour relatif au genre, en particulier concernant les enquêtes sur les crimes de genre et crimes commis contre les femmes.
L’évaluation jusqu’à ce jour a eu des résultats mixtes. Alors que des critiques ont été émises sur le fait que certains mandats d’arrêt ne se sont pas focalisés sur les crimes du genre l’année dernière, la Procureur de la CPI a annoncé que son enquête en République centrafricaine viserait les crimes de genre. Selon le Procureur, dans cette situation, les cas de viols et autres formes de violences sexuelles ont largement dépassé le nombre de morts.


“La Journée internationale de la Femme permet de soulever l’importance du travail de la Cour pour mettre fin à l’impunité pour les crimes commis contre les femmes,” a déclaré le coordinateur de la CCPI, William Pace. “Mais cela sert également de rappel. Nous avons besoin d’encourager les Etats parties au Statut de Rome à s’assurer de la pleine mise en oeuvre efficace du Statut afin que la protection des droits de la femme soit garantie au niveau national et international.”


Les crimes sexuels prévus dans le Statut de Rome représente une avancée historique pour la justice internationale: le Statut est un des premiers traités internationaux qui adresse largement la question des crimes de genre en tant que crimes contre l’humanité, crimes de guerre, et dans certains cas, génocide. Le Statut reconnait particulièrement le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution force, la grossesse force, la stérilisation forcée, la persécution du genre, le trafic de personnes, particulièrement des femmes et enfants, et la violence sexuelle en tant que crimes les plus graves aux yeux de la communauté internationale.




 

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