La CPI
décide de joindre les dossiers de
Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo
AFP,
11 mar.
08
LA HAYE, 11 mars 2008 -
La Cour pénale internationale (CPI) a
décidé de joindre les dossiers
d'accusation contre les chefs de milices
de République démocratique du Congo
(RDC), Germain Katanga et Mathieu
Ngudjolo, a-t-elle annoncé mardi.
"Le 10
mars 2008, la Chambre préliminaire a
décidé de joindre les affaires contre
Germain Katanga et contre Mathieu
Ngudjolo Chui", indique la Cour dans un
communiqué.
"Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo
Chui sont tous deux poursuivis, en tant
que coauteurs, pour des crimes qui
auraient été commis durant et après
l'attaque du 24 février 2003 menée
conjointement par la Force de résistance
patriotique en Ituri (FRPI) et le Front
des nationalistes et intégrationnistes (FNI)
contre le village de Bogoro, en Ituri
(province de l'est du Congo)", explique
la CPI.
Trois chefs d'accusation de crimes
contre l'humanité et six chefs
d'accusation de crime de guerre,
notamment massacres, utilisation
d'enfants soldats et esclavage sexuel
pèsent sur Germain Katanga.

Germain
Katanga, 29 ans, dont le nom de guerre
est Simba, était le chef des FRPI, une
milice créée fin 2002 avec un soutien
ougandais, dont de nombreux membres, des
communautés Lendu et Ngiti, sont
soupçonnés d'avoir participé à des
massacres dirigés contre des Congolais
de la communauté Hema. Il a été
transféré au centre de détention de la
CPI à La Haye le 16 octobre 2007.

Ancien commandant du Front nationaliste
et intégrationniste (FNI), Mathieu
Ngudjolo, 37 ans, est accusé de "crimes
de guerre et de crimes contre
l'humanité", à savoir des "meurtres",
des "pillages systématiques" et "crime
d'esclavage sexuel", commis en 2003 en
Ituri. Il a été transféré à la CPI le 6
février 2008.
L'audience de confirmation des charges
dans ce dossier désormais conjoint a été
fixée au 21 mai.