A
l’occasion du lancement du
rapport de l’ONG «Watchlist» sur
le mécanisme de surveillance et
de communication de
l’information concernant les
enfants et les conflits armés en
RDC, une conférence de presse a
été tenue à l’Ambassade du
Canada en RDC le 15 mai 2008.
C’était une occasion pour le
gouvernement canadien de
réaffirmer l’engagement et
l’appui du Canada à «toutes les
initiatives concrètes pour
améliorer la protection des
enfants touchés par les conflits
armés».
Ont participé à
cette conférence, l’Ambassadeur
du Canada, Sigrid Anna Johnson,
le Représentant Adjoint de
l’UNICEF, Steven Laurier, le
chercheur Watchlist, Sarah
Spencer, et la chargée de
protection de l’enfant/UNICEF-MONUC,
Ramatou Toure.
Dans son allocution, Mme Johnson
a expliqué que le rapport qui
constitue «une nouvelle
possibilité pour les Etats de
réaliser des progrès
considérables à cet égards»
découle de la résolution 1612
adoptée en 2005 par le Conseil
de Sécurité des Nations Unies.
Cette résolution recommande la
mise en place d’un mécanisme de
surveillance et de communication
concernant les violations des
droits des enfants en période de
conflit.
«Avec l’adoption de la
résolution 1612, le Conseil de
Sécurité des Nations Unies est
passé de la condamnation de la
violation des droits des enfants
à l’établissement d’un mécanisme
complet de surveillance et de
communication de l’information
sur les enfants dans les
conflits armés», a indiqué Mme
l’ambassadeur du Canada.
L’Ambassadeur du Canada a
également déclaré que son pays a
contribué une somme de 129.000
dollars canadiens pour la
réalisation du rapport de
Watchlist.
Pour rappel, le Secrétaire
Général de l’ONU, Ban Ki-moon, a
nommément accusé dans son
rapport du mois de novembre 2007
sept groupes armés d’utiliser
les enfants soldats, dont les
Forces armées de la RDC (FARDC),
les Forces démocratiques de
Libération du Rwanda (FDLR) et
le CNDP du chef rebelle Laurent
Nkunda.
De son côté, M. le Représentant
Adjoint de l’UNICEF a informé
que plus de 30.219 enfants ont
été démobilisés en RDC depuis le
lancement du programme national
DDR. Mais il a estimé qu’il y a
encore environ 3.000 enfants
dans les rangs des groupes et
forces armés de la RDC.
Il a exhorté les organisations
de défense des droits de
l’enfant en situation des
conflits armés de continuer leur
travail de formation sur les
mécanismes de surveillances et
de communication de
l’information.
«L’année dernière avec la MONUC
et l’Unicef, 151 personnes, dont
35 femmes des ONG locales,
internationales et agences de
Nations Unies ont bénéficié de
cette formation », a-t-il dit.
Pour sa part, la MONUC à travers
sa Section de l’Enfant et sous
le mandat de la résolution 1279
adoptée en 1999 continue à
travailler avec les autorités
compétentes pour identifier les
priorités en matière de
protection des enfants en RDC et
à faire des recommandations sur
la mise en œuvre des stratégies
et activités nécessaires.